Définition
La violence physique regroupe l'ensemble des gestes qui portent atteinte au corps d'un enfant : coups, secousses, contentions abusives, châtiments corporels. En France, la loi du 10 juillet 2019 interdit toute violence éducative physique.
Exemples de situations
- Gifle, fessée, coup porté avec la main ou un objet
- Bousculade, tirage de cheveux ou d'oreilles
- Immobilisation prolongée ou contention inadaptée
- Privation volontaire de nourriture, de sommeil ou de soins
Signes qui peuvent alerter
Ces signes ne suffisent pas à établir une situation de violence, mais leur accumulation ou leur apparition brutale mérite votre attention.
- Marques inexpliquées : ecchymoses, brûlures, traces linéaires
- Peur soudaine d'une personne ou d'un lieu
- Régression comportementale, troubles du sommeil
- Refus d'aller à l'école ou à une activité périscolaire
Que faire ?
- 1
Écoutez l'enfant sans l'interrompre et sans juger ses mots
- 2
Notez précisément les faits (date, lieu, personnes, propos)
- 3
Ne confrontez pas seul(e) la personne mise en cause
- 4
Consultez un professionnel de santé pour un constat médical
- 5
Signalez les faits aux autorités compétentes (voir ressources)
Cadre légal
- Article 371-1 du Code civil — Interdiction des violences éducatives
- Articles 222-13 et suivants du Code pénal — Violences sur mineur
Questions fréquentes
- Une simple gifle est-elle considérée comme une violence ?
- Oui. Depuis 2019, la loi française interdit tout recours à la violence physique dans un cadre éducatif, y compris les gestes considérés autrefois comme banals.
- Que faire si l'enfant demande de garder le secret ?
- Rassurez l'enfant sur le fait qu'il n'est pas responsable, mais expliquez-lui qu'un adulte doit être informé pour le protéger. Vous pouvez appeler le 119 anonymement pour être conseillé(e).
Vous avez besoin d'être écouté(e) ?
Le collectif peut vous orienter vers les interlocuteurs adaptés. Notre rôle n'est pas de se substituer aux autorités, mais de vous accompagner dans vos démarches.
